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Il n'y a pas d'ailleurs
Au delà de l'ailleurs qui est ici
Il n'y a de maintenant et d'ici
Qu'un ailleurs que l'on capte
Familièrement
Il n'y a pas d'ici et de maintenant !
Tout temps se sépare de son temps
Il n'y a pas de temps qui se séparent
Il n'y a que du vent qui se pare,
D'un savoir inconscient
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Le manque de culture n'est pas une chose grave quand on a en soi une certaine culture du manque ...
Le problème devient un peu plus sérieux quand on manque de culture, et que pour y pallier intervient, à défaut de l'intelligence de le savoir, une certaine idée rassurante, bien trop rassurante, de la possession et de l'envie de paraître.
Beaucoup d'artistes, beaucoup de chanteurs, d'acteurs, beaucoup de producteurs ; beaucoup de gens pris en otages par l'idée sotte du sensationnel, conjuguent l'envie de paraître avec l'idée de possession ; ce qui les amène à l'idée de maîtrise, au détriment du vagabondage spirituel et esthétique, lié au tempérament artistique.
Qu'en serait-il des chanteurs et des chanteuses d'aujourd'hui ? que resterait-il de leurs chansons, si tout un système de matraquage via la promotion, les clips, l'apologie des personnalités via le visuel, et les applaudissements du public, systématiques lors d'émissions télévisuelles, n'était pas mis en place ?
Qu'en serait-il des acteurs et des actrices d'aujourd'hui ? que resterait-il de leurs films, si ce système de matraquage ne s'appliquait pas également ici, à travers les teasers, les bandes-annonces, les éloges mensongers et calculés, les corps dénudés dans certaines scènes, le glamour de certaines actrices et de certains acteurs, la presse people et les effets spéciaux du cinéma ?
Une question se pose alors : au fil des siècles, aurions-nous fait, peu à peu, le tour du monde spirituel ? pour ainsi sombrer dans l'art visuel vidé de substance, dans l'art entortillé de l'anecdote intéressante, dans l'art de chanter ou de filmer la banalité la plus sordide ? Sommes-nous devenus des virtuoses de l'art qui oeuvre pour ne rien dire ? Sommes-nous devenus des pantins carnassiers, à la recherche de la première arlequinade venue ? Avons-nous donc perdu notre propre imagination, notre propre enfance, notre propre potentiel à penser, et finalement notre propre talent, pour ainsi, bassement, nous contenter de ce qui ne peut contenter qu'une absence de nous-mêmes, en nous-mêmes ?
Je pense que l'art, qui n'est pas que la chanson et le cinéma, cherche une vérité. Cette recherche se base sur l'idée que chacun, à travers la diversité et la multiplicité de tout ; des peuples, des idées, des penseurs, des cultures, des phénomènes historiques, des villes, des systèmes, des conditions sociales, psychiques, affectives, des diversités climatiques, géographiques et géologiques etc., je pense donc que cette recherche se base sur l'idée que chacun, à travers tout ceci tente, plus ou moins secrètement, de comprendre, et de s'y frayer un chemin, en optant pour la synthèse mental : la Conscience de la conscience de l'inconscience.
En ce sens, chacun cherche une unification de ses perceptions, à travers le constat (attention, conscience, lucidité, éveil sensoriel, état d'alerte latent ), suivi d'une " adaptation automatique " ( situation d'aisance ), visant au dépassement de la perception.
L'individu dépasse le constat, et manifeste des réactions neuro-psychiques, et/ou psycho-motrices. Il réagit alors selon sa conscience, ses tendances, son caractère, son émotivité, en réaction à des perceptions psycho-sociales ou affectives ou physiques, se devant de s'adapter à des exigences morales, éthiques, sanitaires, religieuses,etc.
Parfois, les nerfs, les muscles, le psychisme, les instincts, l'amour-propre, les sentiments etc. et ... notre vie donc, sont " surmenés ". L'organisme de l'individu, sa constitution psychique, sa masse neuro-musculaire, et son affectivité réagissent alors en déchargeant des pensées et des idées intoxicantes, en libérant des tensions nerveuses, des pressions, ou des influences psychiques massives ...
... et cette décharge peut se faire en créant une oeuvre d'art, comme en faisant du sport, en écrivant, en étant passionné pour quelque chose, en lisant, en réfléchissant, en méditant, en pratiquant un acte génital, ou une masturbation en solitaire ... ou en hurlant avec révolte, rougissant et bougeant d'une façon statique et névrotique, adoptant des mouvements brusques et saccadés, en devenant agressif verbalement et/ou physiquement etc.
Par conséquent, l'idée d'unification et de synthèse mentale (la conscience), a pour but l'appropriation d'une vérité ; de " la vérité selon chacun, à travers la vérité de tous ".
Et ici, la conscience créatrice a besoin de l'appropriation de la vérité, de la véracité véridique des sentiments, des émotions, des sensations, des perceptions ... à travers la vérité artistique du moment selon chacun, et d'un authentique expressionnel ...
Une réponse à travers un petit texte :
Il n'est en ce monde de plein qui n'en soit vide
Il n'est en ce monde de vide qui n'en soit plein
La "vérité" est impalpable, inconcevable, inimaginable
car elle est entre les deux
Elle est comme un réservoir, peut être immense, peut être infime
dont l'espace-temps oriente les flux vers le plein, ou vers le vide
Elle serait, si l'espace-temps était pourvu de conscience (...)
l'inconscience de cet espace-temps
La vérité existe car elle n'existe pas
La vérité n'existe pas car elle existe
Et si la vérité demeurait dans l'inconscience de l'espace-temps
comment pourrait-on dire qu'elle existe
comment pourrait-on dire qu'elle n'existe pas
puisque nous ne pourrions qu'avoir conscience de la vérité
pour dire qu'elle existe ou pour dire qu'elle n'existe pas
Or, si nous disons qu'elle n'existe pas, c'est qu'elle existe, au moins dans la certitude
et si nous disons qu'elle existe, c'est qu'elle n'existe pas, au-delà de l'affirmation
Ne reste alors pour l'homme que la certitude et l'affirmation, au-delà de la vérité
...
L'art dépend-il des individus ? auquel cas tout le monde serait plus ou moins un artiste par le simple fait de relâchement émotionnel ? Ou bien l'art dépend-il du rapport entre le conscient et l'inconscient collectif ? auquel cas il serait une réaction liée à quelque chose ?
En fait il est hautement probable qu'il soit les deux.
Et s'il est les deux, quelle serait la nature d'une attaque contre une forme d'art ?
I- Nature et constitution des arts
Je pense tout d'abord qu'il y a l'art "auto-culturel", personnel, et dilletante ou pas ; c'est l'art des petites gens, qui se manifestent par engouements à travers la passion, le plaisir, l'amour, via les hobbies, les activités créatrices, l'artisanat, l'ergothérapie etc. Mais c'est aussi l'art des pauvres gens, qui parfois " font des numéros " pour pouvoir manger, dormir et se vêtir, ce qui est aussi une forme d'art quand elle est faite à plusieurs ; ce sont les numéros de cirque, l'art du cirque, qui, il me semble à l'origine provient du nomadisme des gens du voyage, et des gitans notamment, qui pour vivre faisaient des numéros, entre autres.
Et puis il y a l'art conventionnel, disciplinaire, (ou carcéral je dirais) : l'art de la verticalité, que dis-je, des ! verticalités, qui se jugent, se jonchent, à coups d'audace judicieuse. C'est l'art qui fait intervenir la rivalité, mais aussi la notion d'instances, d'autorités artistiques, (maisons d'édition, producteurs, censure, prix, critiques, références etc.). C'est ce qu'on appelle aussi parfois l'art académique, quand justemment à cause de ce besoin de se démarquer, certains semblent perdre la tête, à défaut de se démarquer donc. C'est généralement cette forme d'art qui est exposée dans les musées, mais qui est souvent en vérité, un art qui commence et perdure dans la misère et la pauvreté des artistes, qui oeuvrent et ont oeuvré pour manger, comme dans le paragraphe ci-dessus.
De nos jours, il est progressivement apparu une troisième forme d'art, et ce par rapport à l'apparition de la radio, du cinéma, de la télévision, d'internet et de la technologie audio-visuelle. L'art devait forcément s'y engouffrer, car à part des informations et des documentaires, qu'aurait-on pu diffuser ? Le progrès apportant sa touche personnelle ; tout le monde s'est retrouvé, plus ou moins, avec une radio, une télévision, un ordinateur etc. L'art devenait populaire. Par conséquent, il fit intervenir des gens talentueux, grâce à leur éveil artistique, ainsi qu'une instance, (une autorité artistique) ; un système de diffusion et de commercialisation de cet art s'instaura : la promotion.
Et je pense qu'on peut dire qu'il existe aujourd'hui une quatrième forme d'art ; ce qu'on appelle pour schématiser "l'art moderne", qui a également des musées qui lui sont consacré, et où souvent on expose, en utilisant et en maniant la troisième forme d'art, précédemment citée dans le passage au-dessus.
II- Conscience et arts
L'art dépend des individus, ces sortes de prisonniers que nous sommes, dans un labyrinthe géant, où tout n'a tellement rien, apparemment, d'un labyrinthe, et où tout le monde ne saurait qu'y voir une promenade. Pour cela, il semble qu'il soit bien stupide de juger ; nous, hommes, un autre homme.
D'une part parce que les notions de direction, de sens et de but, n'existeraient pas directement, tant que la sortie ne serait pas trouvée, et d'autre part car cette idée même, indique aussi le fait que personne n'est inférieur, ni supérieur à personne, dans un labyrinthe.
Tel est le but, entre autres, de la conscience humaine via ses semblables, dont il se doit d'avoir le devoir de conscience : " Je respecte mes semblables, car j'ai conscience d'avoir conscience de moi, quand j'ai conscience de l'autre, qui a conscience de lui, toujours, mais dont on ne sait pas s'il a conscience d'avoir conscience de lui-même, quand il est conscient, c'est à dire aussi, d'avoir conscience de moi, qui ai conscience de moi-même, sans forcément toujours avoir conscience d'avoir conscience de moi "
La conscience et l'inconscient " apparaissent "... l'art doit également faire avec, de surcroît lorsqu'il s'agit de promouvoir des ventes. L'idée de rentabilité et de profit " apparaît ". L'art devient subtil, trop subtil, tendancieux, calculé, orienté et axé vers des objectifs ; il devient complaisant, feignant, et consciemment condescendant, quand il ne porte pas un masque en public. Il suit les modes, les attentes et la demande ; il se réalise selon un rapport psycho-social et affectivo-culturel ; il se porte et se reporte à la conscience et à l'inconscient collectif, et parfois, il est manipulé par le propre ego de l'artiste, ou sollicité par diverses pressions (lobbies, gouvernements, sectes, médias, crises sociales, morosité citoyenne ou même les changements de saison etc. ). C'est une autre forme d'art, qui selon moi est la plus détestable.
Je parlais plus haut en évoquant une question : " Quelle serait la nature d'une attaque contre une forme d'art ? "
Mais auparavant, j'ai parlé du "plein" et du "vide", où en gros je disais que tout plein est un vide qui se cache, et où tout vide est un plein qui se cache de même.
Puis j'ai parlé de la conscience et du respect : " Je te respecte car j'ai conscience d'avoir conscience de toi, mais je ne te respecte plus, quand je perd cette conscience. "
Par conséquent, si j'ai conscience d'avoir une conscience qui m'échappe quelquefois, car étant en rapport avec des sentiments et des idées, des gens et des choses qui m'échappent, et que j'attaque une forme d'art, en oubliant que j'apporte du "plein", à un vide ou à un trop plein, estimé par moi-même dans une oeuvre, et en oubliant aussi que je suis victime du "vide", qui m'a poussé à apporter ce "plein", alors je dirais que l'attaque devient absurde, vaine, fatuite et gratuite.
Si je critique une forme d'art, je me dois aussi de critiquer l'art en général, dans ses variantes et son historicité ; je me dois donc de dénigrer le tempérament artistique ... et tôt ou tard, de fil en aiguille, si je suis correct et cohérent, j'en viendrais à critiquer et à dénigrer l'Homme. Car l'Homme doit faire appel à des adaptations pour vivre, et que ces adaptations passent par la conscience, conjuguée avec l'imagination, parce que toute activité humaine se base sur des croyances pré-établies, à force de mises en rapport répété entre la conscience et l'imaginaire ...
Le progrès des Hommes et de l'Humanité, est donc toujours le progrès des croyances, qui mène à des évolutions humaines.
Au fil des siècles, nous n'avons pas encore fait le tour du monde spirituel ... mais nous sombrons dans l'art visuel vidé de substance, dans l'art entortillé de l'anecdote intéressante, dans l'art de chanter ou de filmer la banalité la plus sordide, car l'art est devenu monnaie courante, et souvent au courant de la monnaie.
Nous sommes devenus des virtuoses de l'art, qui oeuvre pour ne rien dire, en disant tout.
Nous sommes devenus des pantins carnassiers, à la recherche de la première arlequinade venue, ou de la dernière des complexités. Car l'art s'est popularisé, en se scindant en deux : l'art de penser l'art, et l'art du divertissement pur et simple. L'art s'adapte aux besoins de la société : ultra-performante d'un côté, mais fatiguée, morose, tentée et frustrée de l'autre.
Ainsi il y a ce besoin de ludique et d' " exotisme technique " dans l'art contemporain.
En même temps que beaucoup arrivent à se placer au milieu de l'intellect et du ludique, conjuguant les deux à la fois, de même que la société a conservé les oeuvres d'art passées, et en a surpassé en les intégrant, les concepts, les formats, les techniques et les paramètres.
L'art est toujours plus ou moins le reflet de la société.
Car il est une manifestation culturelle, ludique, pédagogique, identitaire ou non, psychique, philosophique et parfois revendicatrice, de l'état de la société.
L'art est une façon plus ou moins réfléchie et technique, de réagir plus ou moins personnellement à diverses choses, ou à diverses idées, à travers l'idée de concept ou pas, qu'utilise la susceptibilité et l'amour-propre expressionnelle de l'artiste.
Car au-delà même du fait d'art, la constitution de l'être par l'inhibition, (le repos ; ou le refoulement, c'est à dire un refus ou une fuite inhibée), et par la dynamo-genèse, (excitation nerveuse, musculaire ; ou éveil et conscience), pousse l'inhibition à la réaction, et à l'expression.
Mais cette constitution humaine pousse aussi la réaction à un frein réactionnel ou pas, visant la fin de la réaction, et son prolongement, à travers le " repos " des zones physiologiques sollicitées, léguant ainsi leur énergie par transmissions nerveuses, à d'autres centres nerveux.
L'individu se pose alors, de millièmes de secondes en millièmes de secondes, dans la rémanence de l'instant vécu, qui s'estompe, en s'avançant toujours vers d'autres réactions, inhibitions, réactions ...
De ce point de vue, l'art est une possibilité de réagir, c'est aussi un choix : c'est soit une maîtrise de la réaction, soit une réaction immaîtrisée.
Mais au-delà de toute définition, le propre de l'art est d'être, intentionnellement ou non, réactionnel.
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Si l'on imaginait la " fin du monde ", que resterait-il alors de tout cela ? Que resterait-il de tout ces petits orchestres ça et là, disséminés, et jouant encore des airs entraînants, à bord de ce paquebot en plein naufrage ? Il semble qu'il n'en resterait que ces orchestres envoûtants, et charmant en réalité des gens, qui ignorent ! que dans deux ou trois heures ils mourront, noyés. En fait, il ne restera plus rien de tout cela ... sauf si un bateau vient à la rescousse des naufragés, qui sans doute se diront alors : " Chouette ! Encore un voyage ! " ... sauf également, si une île se trouve à proximité, et que ces gens, ces sortes de maniaques, baignés de rêveries multiples, à la limite de la folie optimiste, en viendraient à nager, euphoriques, jusqu'à cette île, croyant qu'elle serait un autre navire charmant.
Mais il y a encore une troisième possibilité, qui s'inspire de la deuxième ...
Imaginons que bien avant le naufrage, le paquebot soit doté d'un système de sécurité ultime, efficace au-dela de l'entendement, et opératoire quelque soit la situation du navire ... imaginons que bien avant le naufrage, l'immense bateau, déjà parti en voyage, sache qu'il fera naufrage, et que, embringué dans sa traversée, les membres de l'équipage n'avertissent personne de cela ... puis l'accident apparaît, sans que personne ne sache qu'il s'agit d'un naufrage, et de surcroît, en laissant tout le monde se dire que ce changement de tenue du navire, fait partie du voyage, et est une sorte d'attraction, de divertissement, dans l'euphorie générale. Soudain, une autre " attraction " fait son apparition : il s'agit donc de la mise en branle du système de sécurité ultime. Celui-ci consiste à faire émerger au-dessus du bateau une plate-forme, qui aurait pour but la construction d'une île artificielle de sauvetage. L'île se construit très rapidement, puis, le bateau faisant naufrage concrètement, mais étant une attraction dans l'esprit psychosé des passagers, ceux-ci se dirigent vers l'île au moyen d'une passerelle. Le bateau coule, il sombre ; mais tout le monde est donc sauvés, apparemment ...
Il faut ici préciser une chose capitale : le système de sécurité ultime ne consiste pas qu'à "sauver " les passagers. En effet, il construit une île ! C'est à dire avec tout ce que l'on peut trouver sur une île. Mais, cette île est artificielle ; par conséquent, tout ce qui se trouve, et se trouvera sur cette île, est et sera artificiel, dans le sens où rien de naturel n'apparaîtra, rien d'élémentaire : ni terre, ni eau, ni végétaux, ni minéraux, ni animaux ... sauf ! s'ils ont leurs équivalents artificiels ! ... ce qui bien sûr est le cas. Car le système de sécurité ultime, comme je l'ai dit, est efficace, au-delà de tout entendement.
Tout ce qui sera sur l'île ne sera donc que synthétique, chimie, robotique, électronique ... mais singera le naturel, le dépassera certainement, et sera vivant, dans la mesure et les conditions que lui permettront le synthétique, le chimique, la robotique, l'électronique ... en n'oubliant pas que l'homme devra s'adapter également à tout cela, via une déshumanisation certaine et progressive, et en n'oubliant pas également que le rôle de l'énergie renouvelable sera capitale également.
Enfin, il me faut rajouter certains petits détails :
a) Le paquebot représente " l'ensemble " des continents réunis
b) Les passagers représentent " la totalité " des hommes sur Terre
c) Les membres de l'équipage représentent les "responsables " d'un complot caché (évolution ou conspiration), en même temps qu'ils sont aussi des " passagers ", et vice versa ; les " passagers " sont aussi, indirectement, ceux qui font vivre et entretiennent les membres de l'équipage
d) Le système de sécurité ultime représente ce par quoi se concrétise le complot caché
e) L'île artificielle représente le complot caché
f) Le naufrage représente ce qui permet au complot caché de se concrétiser ...
g) L'euphorie et la " psychose maniaque " représentent mon interprétation du concept de " Schizophrénie Opératoire " de Dantec *
Pour le reste, il n'en tient qu'à vous de comprendre ... l'essentiel étant d'entrevoir, pour en revenir à l'art, qu'au bout d'un moment nous " n'en aurons plus besoin ... "
* ( Dantec, un intellectuel inconnu de moi-même, (sans doute oeuvrant dans la para-psychologie) a évoqué le concept de " Schizophrénie opératoire ", pour parler de l'état actuel de la société. En effet, dans la schizophrénie, le malade est coupé intérieurement du monde extérieur ; il est étranger à la réalité. Il est morne, inerte, indifférent. Mais dans le contexte psycho-social où nous vivons, il semble que la société " schizophrène " ne soit pas inerte et indifférente. La personne schizophrène est inconsciente de son état ; la société "schizophrène" aussi. Le schizophrène vit un rêve intérieur " désocialisé ", et se manifeste par des impulsions ; la société " schizophrène " est baignée de multiples concepts concrets de sa non-véritable conscience, et vit aussi un rêve " désocialisé " (société qui sans cette sorte d'onirisme, et d'abandon autistique, serait menacée de chaos total finalement ), et de temps en temps, régulièrement, des impulsions absurdes remontent à la surface, ( impulsions politiques, coups médiatiques, révoltes et rébellions vaines et passagères, intérêts soudains et phénomènes de mode ... ) Et c'est parce que cette société se concrétise "non-consciemment", mais véritablement, et je dirais même presque véridiquement, pour certains, que l'on peut parler du concept de " Schizophrénie opératoire " de Dantec. La " Schizophrénie Opératoire ", ou comment être " coupé extérieurement " de la réalité intérieure )
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Perdu comme une poussière ne se perd jamais
Je n'ai trouvé que d'autres poussières
Qui ne se sont pas perdues
Pendu par la mer, comme une vague suspendue,
Le foetus pense à la terre
Qui toujours tance l'océan
Et l'océan de tancer la terre meurt à son tour ;
Il n'y a ni océan, ni terre, ni sol, ni air !
En dehors des pourtours
La terre est un verre d'eau, éperdu de sirop
A nos bouches, un verre de lumière
Coulant d'alter ego
Car perdu comme une poussière ne se perd jamais
Le foetus pense à la terre
Qui le tua de sa peau
Et l'océan de tancer la terre meurt à son tour ;
Vaste terrain vague de pierres
Coulées de lambeaux mélos
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