utopie valse et triche avec des messagers à la cervelle publique offerte presque aux penseurs aux philosophes aux psychologues magiciens utopie dans les écrits des âmes délirantes rien qu'à parler avec ces ignards globalement fiers de leur ignorance entièrement satisfait de ce dont ils ne mesurent pas l'insatisfaction permanente rien qu'à les écouter débiter leur propre silence comme des ruines qui s'achèvent cherchant le sur achèvement je me dis alors mieux vaut être seul plutôt que de monter à côté du cheval en panne dans le carrousel utopie fantaisie poésie de l'éloge de la sécheresse courtoisement grassouillette poétique esthétique de l'embourgeoisement des hyènes des chacals et des fennecs parfois les guépardes élégantes assoiffées affamées mais maniérées et dignes jusqu'au choix de leur semestrielle viande parfois ces animaux athlètes ces canidés aux élans de félidés ces squelettes caoutchoutés aussi souples et vifs que des poètes parfois se laissent prendre au piège de l'aristocratie du cognac du champagne transbahutés dans les caddies du premier Leader Price avant d'échouer comme une misère désuette sur la table des ivrognes chics déjà bourrés et ensevelis comme les maux choisissent toujours les meilleurs coûts d'un imparti parti vanité fatuite maïeutique poétique des tricards sur fond de tricot sur tricot ésotérismes libidineux accouchements paresseux par césarienne autant que faire se peut petits piaillements d'oisillons parmi les fastes populos tout au fond des noirs et vastes horizons partis pris de ménagères en manque de stickers pour cuisinières ou encore gribouillages griffonages de paysages en vertu de l'art inappliqué faute de savoir ne pas penser tout dans ce moelleux attirail de coussins de poufs et d'édredons en nage me fait penser que les plumes ne risquent pas de faire des saltos emprisonnées dans la soie et le lin de ces empourprés statut quo quand viendras tu Célestine sur ma peau douce et âcre de mandarine viendras tu décocter en moi les fougères sauvages les lianes farouches et les racines viendras tu récolter et distiller les grains de mes plus vulgaires et malhonnêtes agricultures viendras tu braconner et dépecer les peaux de mes plus laides et vindicatives métamorphoses seras tu là pour déclencher des veilles sans matelasser de lunes ce petit soleil seras tu là pour anéantir l'écho démembrer les fées appesantir les grés et tuer tout tempo je ne sais pas Célestine mais je crois que je vais t'attendre jusqu'à ce que je n'en sois plus digne