Quand la lune se couche et se prélasse sur l'horreur
Mon astre O cotonneuse douceur se recouche
Et de sa palette morbide m'en fait voir, malheur
Et hélas, traîtresse ! de toutes les couleurs
Le duveteux des flacons étiquetés et opaques
Cache bien souvent des goûts amers et acides
Quand la lune se couche, imprenable dans un bac
C'est sur un lac qu'elle s'emmitoufle, en dedans putride
C'est toute mon âme, triste aux abois qui s'incline
Quand le soir pourpre, venu d'un besoin impassible
Sommeille, puis brutalement et sans un signe décline
Sortant même au delà des chemins de l'impasse
Et je persiste et je signe, je trépigne et je trébuche
Croisant les gardiens des sentiers de l'impossible
Je sombre alors, Miséricorde, et pas très loin de la corde
Tout semble ainsi se calmer, en écrivant : " Ivresse, je te hais "