Je me sens morose
Rien ne me transporte au fond
Tout me déporte
J'ai le mal du rose
Et de la chaleur omniprésente
Le mal de ce putain d'air chaud
Qui est partout
J'ai du vague à l'âme ?
Non
J'ai l'âme dans la vague
Je crève et même moi je m'en fous
Je rêve de détritus, de poubelle pleines
De microbes et de bennes à ordures
Je rêve qu'un jour tout pourrisse enfin
N'en sommes-nous pas déjà là pourtant ?
Mais coûte que coûte, et vaille que vaille
Les Hommes préfèrent les croûtes
La populace qui s'ignore
Le peuple las qui s'endort
Je m'endors aussi
Mais pas dans le même quartier de Paris que vous
Les hommes viennent tous du 16ème, ou presque tous
Et moi j'habite encore en banlieue